mardi 7 mai 2013

Istanbul, ville de mabouls

Istanbul, ville de mabouls.
Ville  tentaculaire et envoutante.


Vue de notre appartement
Une semaine logés dans l’appartement de Halil et de sa famille (famille de Seval), un appart pour nous, au 6 ème étage dans le quartier de Besisktas, vue sur le Bosphore. Hallucinant… 
Cette ville nous a happés, on aurait pu y rester des semaines et des semaines…

On y a fait notre nid, notre ville.  Ca grouille, ça klaxonne, ça fonce, ça bouchonne, ça brasse, ça muezzin des 4 coins de la ville, ou plutot des 7 collines…


 


On a marché vers la place Taksim et la très européenne rue Istiklal, on a goûté nos premiers loukoums et on s'est délectés de Kebab (des vrais, pas ceux d’Aulnay sous Bois à la sauce 9.3)...

























Sandwichs au poisson à Galata
 On a goûté aux sandwichs au poisson sur le pont de Galata.
On s’est perdus dans les ruelles autour de la tour Galata, on a déambulé dans les dédales du grand bazard.










Pas d'achat de souvenirs, à part des mini bricoles :notre voyage est long et le poids de nos sacs est compté! On gère nos frustrations, c'est bon!


On a admiré et dessiné devant tant de beautés dans la mosquée Aya Sophie et on a failli pleurer dans la mosquée bleue, encore plus majestueuse et sobre.  

On s'est dit que les mosquées sont des lieux mille fois plus accueillants que nos églises .
On y joue, on y rit, on y danse, il y a de la lumière chaude, des gens qui sourient, des tapis doux sous nos pieds…








Bon, ok, il y a aussi ces grandes esplanades centrales réservées aux hommes et ces petits espaces retranchés bien sombres pour les femmes.
La mosquée bleue, vue des tulipes.
Sainte Sophie
Mosquée bleue

Avant ou après, on s'est promené dans le quartier de Sulthamamet, quartier chouette, et on a fini par rentrer dans le palais de Topkapi et ses céramiques somptueuses d’iznik, ses cours aux tulipes flamboyantes. 


 
Conférence sur le Harem: jade est sceptique


Sur les  marches des appartements de la sultane validée (mère du sultan) , on a tenté de comprendre la vie quotidienne du harem de Murat III .










Marqueterie sur porte
 
céramique d'Iznik




Soliman, la magnifique




 La mosquée de Suliman le magnifique construite par Mimar Sinan, grand architecte de l’époque (début XVI)…. On se pose dans les jardins, on dessine, on fait de la gym, on bouquine...



Ablutions des hommes, toujours les hommes



Près de l'église du Christ de Chora
On s’est encore perdus en cherchant l’église  St Sauveur Hors les murs, appelé christ de Chora ou encore karyé müsezi mais en tout cas, pas  du tout connue des habitants du coin. 






Cela nous a permis de traverser un quartier sans doute de gitans, bien loin du flot de touristes,maisons de bric et de brocs, colorées, vestustes et toutes jolies.


On a finalement trouvé ce petit bijou d’église byzantine convertie en mosquée (comme toutes les églises). Des mosaiques de dingues, du XIII et XIV siècle, un rêve tout doré et coloré.


On est allé diner chez la famille de Halil (cousin de notre copine Seval d'Aulnay) dans la banlieue d'Istanbul.
Soirée super chaleureuse, on échange, on parle politique, culture, foot grâce au très bon français de Halil et de sa soeur Gödzne qui traduisent. Les parents sont adorables...La grand mère a un regard d'une douceur extrême, de bienveillance. Au delà des mots qu'on ne comprend pas... Tout ce monde là est tellement accueillant...




Et puis il y a  tout ce qu'on a pas vu, notamment Modern Istanbul et Dolmobahce qui devait être notre  programme du 1er mai, MAIS  : manif générale! 
Tout notre quartier est bloqué et encerclé par les CRS qui gazent à mort, et tout le monde nous fait bien comprendre qu’il n’est pas pensable de descendre par là bas. 
Erdogan n’est pas appréçié de tout le monde, loin s'en faut. D’après Halil et sa famille, son objectif est  d’islamiser la Turquie et de la rapprocher du monde oriental plutôt que du monde européen.
  

Dernière journée à istanbul, donc: balade tranquille vers Ortakoy  et petite promenade sur le Bosphore avant de dire adieu à notre appart chéri et quitter Istanbul.
On y reviendra, c’est déjà sûr.
Jade adore rentrer dans les mosquées pour "se voiler et être tout en  pieds nus"
bon bin ok.














lundi 6 mai 2013

Voyages en train


On raconte les étapes, les villes-étapes pourtant les tronçons ferrés les reliant sont le corps de ce début de voyage. Un train parti de gare de l’est, gare pour le grand far-est, des couchettes et déjà on est ailleurs. Excitation de faire son lit chacun, dispute pour savoir qui dormira en haut et puis les yeux qui se ferment à demi, bercés par le rythme qui pèse sur les paupières pour finir de les fermer tout à fait à une heure précoce. L’arrivée à la pointe du jour, les cheveux en vrac et la mine défaite, une déambulation au radar dans la gare de Münich à chercher des consignes, à réserver le train du soir pour Vienne, à lire de l’allemand, l’entendre et se laisser bercer à contre-temps au milieu d’un flot de voyageurs qui filent.
Le trajet Budapest-Bucarest dure, s’étire au rythme du cliquetis régulier parfois, cacophonique souvent, de la bête de métal qui hurle continuellement en freinages crissants quelle que soit la vitesse, disons lentesse plutôt. Torpeur métallique bienvenue pour des yeux curieux de tout. Passage de frontière nocturne, accueil toujours aussi romantique de ces uniformes pour un contrôle-passeports (cette chaleur pour vérifier que nous sommes bien nous me touche). Nous sommes en Roumanie, c’est écrit sur le panneau lumineux du quai où le train stationne 3/4 d’heures. Les oiseaux ont envahi cette gare perdue au milieu de nulle part et chantent en tirs croisés. Réveil très matinal la campagne attirant mon regard, le reste de la tribu est engoncé dans la couette molletonnée fournie par la compagnie roumaine de transport ferroviaire. Les villages se succèdent, on les touche presque du doigt, carrioles tirées par des chevaux, tracteurs vieillots, hommes et femmes, fichus sur la tête, donnent le relief  à ces terres cultivées immenses. Plaines étagées dans la brume matinale, une cigogne sur un toit puis une autre dans son nid. Le train est lent On traverse la Transylvanie qui nous invite à une visite de l’intérieur une autre fois, choix de ne l’avoir pas prévu, embryon de frustration. Les Carpates enneigées, les tulipes, les pies roumaines (piaillent elles le roumain ou bien ?), les files de voitures et carrioles aux passages à niveau puis vient Bucarest, il est midi la place de la gare n’est pas jolie les gens non plus (la beauté serait donc bien un luxe pour fortunés).
Enfin, le Bucarest Istanbul, un tortillard de 6 wagons annoncé pour Sofia. On perdra 2 wagons en route qui iront bien vers la capitale bulgare pour finir la route comme un petit train de campagne. Trains grande lenteur, omnibus avec omniarrêts mégalongs, on connaît l’heure d’arrivée alors c’est tout ce qui compte (le train arrivera d’ailleurs à l’heure prévue). A chaque arrê en gare, les hommes au marteau au long manche viennent taper sous le ventre des voitures pour vérifier que ça sonne bien. Rituel renouvelé à chaque arrêt. Notre wagon est vide, nous avons négocié les couchettes avec son responsable turc adorable, chacun la sienne, les 2 plus jeunes enfants ne payent pas sur proposition du chef de voiture. Il faudra pour le coup négocier un peu pour obtenir une 4ème paire de draps et couverture (pour le 5ème tant pis). Nous passons la frontière bulgare en retrouvant le Danube qu’on enjambe sur un vieux pont branlant qui démultiplie la musique contemporaine de l’engin d’acier. Dans chaque gare traversée, souvent désertique, se tient le chef de gare en uniforme, son bâton feu vert-feu rouge à la main, il regarde passer le train au garde à vous s’assurant qu’aucun wagon ne reste en rade. Cigognes bulgares, champs bulgares, tulipes bulgares, immeubles, maisons et usines en ruine autour des gares, églises petites égrainées pour nous rappeler comme en Roumanie (un peu moins visible peut être que là-bas) et comme dans de multiples endroits, l’implantation et le poids ou l’obésité de la religion. Le wagon est vide, grande salle de jeu pour les enfants dans les compartiments couchettes, classes improvisées, avec compartiments CP, CM2 et 4ème. Les chips au goût poulet plastique sont grignotées tranquillement, très tranquillement tellement leur saveur incomparable prend le dessus sur la faim (elles sont pourtant le déjeuner, le dner et le petit déjeuner…). La nuit nous invite à gagner nos couchettes-cabannes, le contrôle des passeports à 2 heures nous prie, tous, de sortir du train à la frontière avec la Turquie. Deux douanières bulgares massives comme notre locomotive nous réveillent un quart d’heure après pour contrôler les passeports en allumant la lumière blanche du compartiment, prolongée par leurs lampes torches aveuglantes pour vérifier que le visage de nos anges endormis correspondent à ceux des photos oreilles dégagées, sourire interdit des passeports. Fin de frontière 20 minutes après par les douaniers turcs qui préfèrent ouvrir quelques sacs pour mieux blanchir encore notre nuit en toits d’usines. La fin du voyage se termine au petit matin dans les faubourgs d’Istanbul la Majestueuse en car dans les bouchons de cette ville envoûtante, carrefour de l’histoire et de la géographie.

Départ de Budapest

Frontière roumaine






Gare de Bucarest

Gare de Bucarest

Homme au marteau

Gare de Bucarest

Gare de Bucarest





Compartiment CP

Une gare en Bulgarie




mardi 30 avril 2013

Ptit rab de photos de Budapest

Au fait sinon dis donc, confirmation lors de la visite de TopkapI à Istanbul (grandiose) des effluves orientaux de Budapest. Les ottoman sont restés en Hongrie (disons plutôt sur un territoire comprenant la Hongrie d'aujourd'hui) pendant 150 ans. Ils y ont notamment implanté les bains, tradition perpétuée depuis le 15ème siècle (on les remercie encore pour ça). 


Szabadság híd, pont de la liberté sur le Danube



Dôme basilique Saint-Etienne
Saint-Etienne

Eglise de Saint-Matthias



Marchands de tulipes dans la rue





samedi 27 avril 2013

BUCAREST 23 au 24 d'avril

Arrivée à Bucarest.
Assez fatigués par les controles de passeports durant la nuit dans le train couchette (dont un où il a fallu sortir à 2 heures du mat') nous essayons de nous renseigner sur l'adresse de notre auberge de jeunesse .
Un homme vient pour nous proposer différentes affaires dont une proposition pour un hotel pas cher et  près de la gare. Interrésés nous le suivons et nous arrivons dans un hotel miteux avec un trou dans les escaliers, l'endroit peu eclairé bref ,même si nous ne sommes pas douillets nous préferons quand même notre auberge.
L'auberge etait assez calme et assez sympathique.  Nous avions une chambre avec 8 lits juste pour nous 5. C'était trop bien. Par contre la ville n'etait pas comme on l'imaginait! Loin de là! C'etait assez moche et tout etait sombre. Les gens n'etaient pas très sympathiques. Il y avait quand même quelques beaux immeuble et un église assez mignonne . C'est tout. Heureusement qu'on y est restés seulement 24 heures!!!!

LoUnA