Nous avons débarqué à Uçhisar un matin brumeux, un des premiers.
Un petit km de marche pour monter en haut de ce petit village adorable pour trouver Kilim pançion, qui sera notre coin de paradis pour 3 jours.
Pendant ces 3 jours, nous aurons beaucoup marché, escaladé, dévallé les pentes qui mènent aux vallées blanches, roses, rouges, fait des escadrilles en file indienne ...Baglidere, Gulerere, Guvercinlik...
Match de foot dans la pançion, 'pouvait pas rater ça...
Vue de la terrasse sur notre chambre trop class
Vue de la pançion
Vue de notre chambre à l'aube
Nous avons mis le réveil à 5h, les trois matins de suite, pour ne pas rater ce spectacle magique: l'envolée des montgolfières des vallées . C'est tout simplement dingue et cela a largement compensé notre frustration de ne pas être dans les montgolfières.
Vallée des pigeons, montagnes de tuffe, truffées de pigonniers (dont
la fiente servait d'engrais pour les paysans des vallées): balade et première découverte en compagnie de Şişik, notre hôte dans la
pançion, adorable, de Daphné, une française bien sympa et Loko, le nouvel ami des enfants. Faut dire que nous qui détestons les chiens, nous sommes vraiment tombés amoureux de celui là, surtout Jade!
Chacun prend son pied et son rythme...
Maolann dévalle les
pentes et prend si possible les itinéraires hors piste pour plus
d'adrénaline, Jade ramasse au passage fleurs, cailloux et bidouilles en tout genre tout en promenant son
chien mais toujours d'un bon pas; Louna papote, saute, chante et filme avec sa
caméra cadeau de ses supers copains...et nous, nous ne croyons toujours pas en Dieu sinon nous pourrions dire "mon Dieuuuu, que c'est bôôôôô".
Visite des chapelles et monastères byzantins creusés dans la roche,
dotés de fresques magnifiques plus au moins restaurées ou des dessins simplement peints un peu naïfs (j'adore). On regrette que
l'endroit soit un peu trop "guidé", avec un circuit obligatoire et des
touristes en file indienne qu'il faut suivre; c'est vrai qu'on a perdu
l'habitude, le touriste est un animal rare, qu'on voit vraiment peu
depuis le début. Les 5 spécimens que nous sommes trouvons ça plutôt
agréable...
Les " yeux" de la Turquie qui protègent du mauvais oeil
On vous jure qu'il n'y a aucune manipulation photoshop sur cette photo!
Les cheminées de fées
La cidatelle troglodyte d'Uçhisar
Petit dej léger...
Loko et ses potes
Un autre grabouillage de la terrasse chérie avec le thé, toujours le çai...
Il a bien fallu partir au bout de ces quelques jours idylliques. Franchement, nous serions bien restés encore mais...En route vers Trabzon, dernière étape de la Turquie à la recherche des Visas Iraniens!...
Nouvelle
ville-étape sur la route de Cappadoce, pour mieux encore étoffer notre peau de
voyageur. Ville de Rumi, le maître (Mevlana), lié à l'ordre des derviches
tourneurs, une des principales confréries soufies de l'islam. Un pas de plus
vers l’orient, endroit pas vraiment touristique, nous sommes parmi cette ville,
la douceur des habitants est flagrante. Réveillé à 5 heures du matin par la
mélodie du muezzin voisin, envoutante, demi sommeil flottant, un deuxième
muezzin vient répondre au premier et entremêler ses ondes sonores aux siennes.
Je plane au gré des volutes musicales, ça dure, je me rendors.
Alors qu’on erre
voluptueusement dans le bazar, un homme le thé à la main nous interpelle
m’offre son thé, en fait apporter 4 autres (espèce d’oranJade chaude pour
geade), échange trois mots turcs contre deux baragouinés puis repart avec sa
femme et ses deux garçons. Le vendeur de bobines de fil prend le relais
aussitôt et nos vessies jouent leur rôle parfait d’émonctoire à thé. Deux trois
autres propositions de thé au cours de notre déambulation seront poliment déclinées car la côte d’alerte
vésicale est dépassée. Une vie est là dans la rue, beaucoup de monde, des
magasins qui débordent de ferraille, de tuyaux, de bassines, d’épices, de
fruits secs, un magasin de cloches.
Beaucoup d’hommes ont cette sorte de petite
kipa en laine sur la tête avec un bourgeon de pompon au sommet. Des yeux bleus
ou clairs nombreux. Des hordes de femmes, cacharélisées du chef, en pèlerinage.
On les retrouve par grappes
envahissant le mausolée de Mevlana. Magnifique bâtiment surmonté d’un dôme conique de faience turquoise.
Le sarcophage de Rumi est dans une salle recouverte de faiences avec écritures
et calligraphies peintes sur les murs. On s’y bouscule un peu, nous adoptons
vite la position efficace de mise, bras le long du corps, épaules larges,
coudes à peine décollés.
Etliekmek avalés
goulument dans un petit bouiiboui. C’est une pizza turque à la viande hâchée et
finement épicée sur pâte mince, servie avec un poivron ou piment cuits dans le
même four. Maolann s’était fait expliquer par son voisin de car, photos I-phone
à l‘appui et phrases traduites par google-traduction, la fabrication de ces
etliekmek. Les enfants ont pu vérifier leur confection en
s’approchant du four.
Derviches
tourneurs en spectacle ou prière, dans le centre culturel devant 2500
personnes…Musique lancinante, les hommes tournent sur eux mêmes, n’en finissent
pas. L’ambiguité entre spectacle et prière publique permet de ne profiter
d’aucune des deux interprétations, frustrant.
Petit déjeuner
sur la place de la poste. Thés, petis pains (poğaca), petites couronnes de pain
au sésame (simit), jus d’orange frais, les gens sur les bancs ou passants sur
le trottoir, vendeurs tirant un grand plateau monté sur roues. Maolann se fait
offrir un crayon aux couleurs de Fenerbahce, dont il porte le maillot, puis une
écharpe de supporteru d’une équipe locale. Il faut y aller, le tramway nous
emmène vers la gare routière pour la Cappadoce.
Passage express
à Antalya sur la route de Cappadoce, magnifique détour qui donne sens au voyage.
Arrivée dans l’immense gare routière en soirée et là contacts éclairsmultiples, comme un jeu de billard, les
sens en éveil. Pour trouver le bus pour la vieille ville nous sommes renseignés
par une belle policière, un sourire jusqu’en haut. Parvenus à l’endroit indiqué
nous tombons sur un bus un peu vieillot, le chauffeur qui fume juste à côté
nous confirme que c’est bien celui là qu’il faut prendre. Il y a là un type
d’une cinquantaine d’années qui nous salue en français en disant qu’il a un
cousin à Alençon. Lui s’appelle Khalil, il est architecte comme son père, à
Casablanca mais vit en même temps aux Etats Unis. On ne sait pas très bien ce
qu’il fait là en Turquie et précisément à cet endroit (il peut se poser
finalement la même question à notre encontre sauf que nous avons des sacs à
dos, ce qui pourrait convenir dans une gare routière). Son comparse, assis à
côté de lui sous l’abri-bus est semble t’il syrien. Il a un visage un peu tordu
et pourrait l’être un peu lui même. En voyant le guide sur lequel on lui montre
l’hôtel où l’on voudrait se rendre il va voir le chauffeur de bus avec notre livre, le chauffeur téléphone
alors à l’hôtel. Khalil et son acolyte nous laissent, un jeune gars avec des
gros gants sort du bus dans lequel il s’était installé 5 minutes plus tôt
traînant derrière lui un énorme sac (les 30°c de l’endroit font de ces gants
une vraie porte d’entrée à une histoire secrète déroulée à toute allure dans ma
tête à propos de la vie de ce type). Le chauffeur fume une cigarette de plus,
m’indiquant qu’on quitte la gare routière dans 20 minutes ; trois femmes,
foulard cacharel-like sur la tête, entrent dans le bus issant avec peine 2
grosses valises, nous demandent si on est anglais puis s’assoient plus loin. Le
bus part enfin, traverse la ville et le chauffeur à un moment donné nous dit de
descendre et nous montrant la voie à suivre. On arrive à l’hôtel dans la
vieille ville. Nous sommes accueillis sur le trottoir par le gérant, il fait
très doux comme souvent ici. On ressort dîner, il est bien tard. La vieille
ville est très belle, déserte (on imagine la pleine saison qui doit l’enlaidir
quelque peu). On découvre au hasard une cour intérieure en descendant quelques
marches. Il y a là un restaurant,on nous y sert de bonnes victuailles, C’est l’été à l’abri sous les
arbres, Jade joue avec des chatons, on ne fait qu’être bien ici avant de
rentrer au petit bonheur la chance dans ces ruelles désertes bordées de maisons
ottomanes. Agapes matinales au soleil, grand tour jusqu’à la Marina, joli coin
inattendu, on repartle lendemain
en fin d’après midi vers Konya.
Il y avait 2 parties. Dans la
première, il y avait des très anciens sarcophages. On se demandait si c’en
était un ou bien de simples rochers qui parsemaient la colline. C’était très
joli et autour des tombes on pouvait
voir des étendues immenses
de magnifiques coquelicots rouges. On pouvait rentrer dans les anciennes
maisons ou se trouvait les sarcophages.Les maisons étaient détruites, pour la
plupart, à cause de séismes. J’ai bien aimé le fait que tout soit accessible et
qu’il n’y ait pas de barrières pour empêcher de visite. Maolann et Jade aussi
ont bien aimé car ils pouvaient escalader toutes les ruines .
En deuxième partie nous nous
sommes baignés dans les « piscines » naturelles faites de calcaire.
C’était impressionnant car le site était fait entièrement (ou presque) de
calcaire. L’eau était super bonne et très claire. Au début c’était une sensation assez bizarre car le fond
était mou et à chaque fois que nous soulevions le pied des « tâches »
de blanc remontaient à la surface (c’était du calcaire). C’était trop bien nous
étions seuls dans l’eau.
Puis nous avons marché sur la
pierre de calcaire c’était une impression assez étrange. C’était dur et mou a
la fois. Comme si nous marchions sur une éponge plutôt fine ou bien sur du
petit papier à bulles.
Ensuite nous avons rejoint
d’autres bassins où nous avons retrouvé la «population ». Ce qui m’a fait
rire c’est qu’il y avait les canalisations d’eau (propre) juste devant les
bassins et un groupe de japonais (tous avec des ombrelles) y mettait les pieds
alors que l’eau des piscines de calcaire est beaucoup plus agréable et
étonnante..
En gros c’était un coin de
paradis (sur un coin de parapluie)
Quelques jours de congés dans nos vacances sur la côte sud, à quelques kilomètres de Féthye.
Nous finissons d'oublier parfaitement bien les dates.
Logement dans le campement Reflection (les "x" n'egsistent pas en turc).
Nids dans les arbres chez les hippies. Cabanes sommaires dans les branches, douches en quasi liberté, musique d'ambiance parfaite années 60-70, conditions optimales pour avancer un peu sur l'instruction scolaire des héritiers.